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Crèvecoeur, chanteur de rues et joueur d'orgue de Barbarie, a toujours été passionné de chanson française. Tiraillé par des influences rock d'un côté, folk de l'autre, la jonction finit par se faire lorsque le groupe Pigalle joue "Dans la salle du bar-tabac de la Rue des Martyrs" à l'orgue de Barbarie. Comment ? Cet instrument vieillot et poussiéreux mis en avant par un des groupes phares du rock alternatif des années 90 ? En réécoutant Renaud, il découvre ce qu'on a coutume d'appeler la chanson réaliste, et des textes immortalisés par Bruant et Fréhel. Les années passent, des années plutôt rock d'ailleurs, et un jour de printemps 1997, c'est la rencontre : une rencontre d'orgues de Barbarie, dans un quartier voisin du sien, à Grenoble. Les musiciens de rue distribuent souvent les textes des chansons qu'ils interprètent, pour que les badauds les accompagnent : notre futur barbare tente sa chance, sur une valse lente, chante à pleins poumons un texte ...de Renaud ! L'orgue de Barbarie, décidément, ne se cantonne pas au petit vin blanc... Un an a passé. La rencontre revient. Annuellement. Cette fois, oreille tendue, il déambule, écoute certains goualeurs rendre hommage à Brel, Brassens, Ferré, lui faire découvrir Gaston Couté. Cette fois le désir se fait plus pressant, le temps d'écouter chaque instrument, de choisir attentivement la sonorité et le pas est franchi. Quelques mois plus tard, la rue lui a permis de rembourser une bonne partie de l'argent qu'il avait emprunté pour se payer ce magnifique instrument. Il a gardé son boulot d'informaticien, mais le rêve est déjà ailleurs. Un dimanche, sur un marché, quelqu'un lui demande : "vous faites des animations ? - euh..." Et c'est parti ! Aujourd'hui, et depuis plusieurs années déjà, Crèvecoeur est artiste (intermittent) du spectacle vivant. En essayant d'être le plus souvent artiste et le moins souvent intermittent. Le rêve est devenu réalité, peu à peu le répertoire s'est étoffé : s'y côtoient tous les grands de la chanson, sur plus d'un siècle on croise Bruant (non, pas Bruel, Bruant !) Fréhel, Piaf, Mouloudji, Aznavour, Gainsbourg, Brel, Brassens, Renaud bien sûr, Higelin et Nino Ferrer... il y a même du rap qui se chante casquette à l'envers, et pour les tout petits de la chanson enfantine revisitée ! |
Crèvecoeur
propose de partager sa passion : ses maîtres-mots sont émotion et convivialité. Dès
lors qu'il y a un évènement à fêter, les flûtes de l'orgue de Barbarie, le voix
profonde de Crèvecoeur entraînent les spectateurs dans un monde de rêve et de
nostalgie. Entre gouaille et tendresse, il y a de la place pour tous. Les occasions sont
multiples, nombreuses, inimaginables parfois ! Les plus fréquentes sont les animations de
repas (mariages, anniversaires, repas d'anciens, repas de quartier...), les vins d'honneur
(mariages), les fêtes de village ou de quartier, les brocantes, marchés artisanaux,
marchés de Noël : chacun peut venir choisir, écouter, chanter une ou plusieurs
chansons; les enfants découvrent que la Mère Michel a perdu son singe et non son chat,
que la souris verte s'est gavée de chocolat, et tournent parfois - à leur rythme - la
manivelle. En spectacle, Crèvecoeur "chante Paname". De Montmartre à la
banlieue parisienne, de la Commune à nos jours, c'est l'invitation à un voyage dans le
temps et dans les quartiers de Paris. Marlous y côtoient gagneuses, au fond d'un bistrot
artistes se mélangent aux durs, aux vrais, aux tatoués, tandis que dans le métro un
poinçonneur écoute la lointaine mélopée d'un accordéon égrenant une valse pour
quelque couple amoureux... Le répertoire complet, une galerie de photos, et les coordonnées de Crèvecoeur sur son site : www.crevecoeur.org
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